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vendredi 20 septembre 2013

[Test] Rayman Legends : Pas de bras, pleins de lums



Il y a deux ans, Rayman Origins avait soufflé un vent de fraicheur sur le monde des jeux de plates-formes. Redonnant ses lettres d’or à un genre de plus en plus essoufflé, le titre avait ravi bon nombre de fans du héros sans bras ni jambes avec son retour aussi tonitruant qu’azimuté. Aujourd’hui, après divers reports attisant l’attente des joueurs, Rayman revient pour un second round dans un univers encore plus riche, châtié et déluré.

La suite du test sur Gamatomic.




jeudi 27 juin 2013

[Coups de coeur] Quatre chroniqueurs à découvrir (ou à adorer encore plus si c'est déjà fait)

Enfin les vacances ! Les examens sont passés, il ne reste plus qu'à attendre les résultats, mais quoiqu'il en soit, je suis enfin en vacances, et le moins que je puisse dire c'est que cela fait du bien. Beaucoup même. Je vais donc en profiter pour rédiger tous les articles que j'ai mis en attente pour me concentrer sur les révisions ces dernières semaines. Commençons d'abord aujourd'hui par les chroniqueurs que j'ai découvert il y a quelques mois/semaines et dont j'apprécie énormément le travail. Alors non, il ne s'agit pas de NormanCyprien ou encore d'Hugo tout seul. Evidemment, je les aime bien également, mais bon, ils ne sont plus à présenter, et les quatre dont je vais vous parler les surpassent largement selon moi et méritent d'être connus.
Je tiens à préciser bien sûr qu'il ne s'agit là que de mon avis strictement et purement personnel, et que je vais les citer non pas par ordre de préférence, mais chronologiquement, de celui que j'ai découvert en premier jusqu'au plus récent.


What the cut ?! est une émission présentée par un personnage excentrique, à la coiffure dantesquement sauvage et aux expressions toutes plus What the fuckesques (celle-ci est bien représentative) les unes que les autres, répondant au nom d'Antoine Daniel. Celui-ci cherche, traque et dégote des vidéos sur internet. Seulement voilà, ces vidéos doivent obéir à certains critères pour apparaître dans l'émission. Elles doivent être tout simplement et tout bonnement aberrantes. Etranges. Hallucinantes. En d'autres termes, quand on les voit, on doit se dire "What the fuck !?" (parfois même plusieurs fois). Si What the cut !? n'était qu'une succession de vidéos, certes attrayantes, l'intérêt et l'originalité n'auraient pas leur place pour autant, étant donné que n'importe qui pourrait le faire, et que le concept n'est pas nouveau. C'est là qu'Antoine Daniel se démarque. C'est là qu'il devient inimitable. C'est là que What the cut !? devient incontournable. 
Chaque vidéo est accompagnée des réactions, aussi bien faciales que verbales, et des commentaires d'Antoine Daniel. Et, honnêtement, le résultat est très drôle. L'auteur ne se prend pas trop au sérieux, met dans le bain immédiatement les spectateurs au début de chaque vidéo en les insultant de manière recherchée (certaines décrient peut être ce parti pris, mais cela a le mérite d'annoncer la couleur de ce qui va suivre dès le début et ce n'est pas plus mal je trouve) et réussit à déployer un éventail assez varié et recherché d'expressions. Antoine Daniel trouve toujours le mot, la phrase qui fait rire. Même si une vidéo, aussi what the fuck peut-elle paraître, ne fait pas forcément rire, il trouve le déclic, le levier adéquat. Je l'admets, j'ai souvent eu de véritables fous rires quant à certaines vidéos, mais surtout quant aux commentaires qui suivaient. C'est systématiquement drôle et surprenant.

Si vous voulez passer un bon moment, je vous recommande d'y jeter un oeil ici ou même . Cela vaut le détour, croyez-moi. 
Sérieux.
   
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Le Fossoyeur de films est un personnage tout de noir vêtu, barbu et arborant une pelle. Avec elle, il déterre pour nous des sujets en rapport au monde du cinéma et réalise des chroniques diverses et variées. Outre l'accoutrement original attisant la curiosité, le bonhomme (nommé François Theurel) nous convainc très vite de la qualité de ses vidéos. Fort d'un talent de vulgarisation remarquable, il nous parle de sujets cinématographiques pouvant paraître complexes à des spectateurs lambda, et pourtant, avec pléthores d'exemples, de visualisations, d'explications et de démonstrations  son discours, en plus d'être clair et compréhensible, est captivant et diablement intéressant. Ajoutez à cela un timbre de voix donnant envie d'écouter, un visage donnant envie de regarder, des mimiques amusantes et bien placées (cf. haussement du sourcil droit) et un bon débit de parole et vous obtenez des vidéos enrichissantes, intéressantes, en aucun cas redondantes et bien creusées. D'autant plus que, sous la stèle de la critique et la terre de l'argumentation, les cercueils renfermant les sujets sont percés par autant de pointes d'humour que sont les clous. Le Fossoyeur de films fait donc preuve d'un travail sérieux, complet, de qualité, attestant d'une grande connaissance du monde du septième art et de son fonctionnement, accessible et compréhensible à tous, le tout équilibré par une dose d'humour toujours bien amenée. 

Avec des propos nuancés articulés autour d'une argumentation réfléchie, riche et limpide, Le Fossoyeur de films s'impose, selon moi, comme un chroniqueur montant, et méritant d'être connu. 
Laissant parfois son costume de fossoyeur au placard, François Theurel étend son répertoire à d'autres types de chroniques tels que les Après-séance. Comme leur nom l'indique, l'auteur y fait ici un compte rendu d'un film qu'il vient tout juste de voir. Ses impressions, encore à chaud, son plus personnelles et subjectives mais respectent toujours cette part de nuance et de justesse dans les propos. 
Je vous invite à aller découvrir cette chaîne (qui est d'ailleurs de loin ma favorite) au plus vite ici, et à voir sa chronique que je préfère, traitant de la peur au cinéma ici même. A noter que le bonhomme est également musicien et réalise lui-même ses musiques d'accompagnement. Si ça c'est pas la classe.
Franchement.                                                      
   
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Passons maintenant à Studio Uha! où l'on retrouve François Theurel, Le Fossoyeur de films, avec son compère Mathieu Pradalet. Divisée en deux types de vidéos bien distinctes, cette chaîne est pourtant régie par les mots d'ordre suivant : humour absurde, décalé et souvent crade. D'un côte, il y a les très courtes vidéos intitulées "Wet Short", ne dépassant presque jamais les soixante secondes. Il s'agit de petits sketchs à l'humour absurde essentiellement, comme celui intitulé Le silence est d'or (à voir ici). Mais, de mon point de vue strictement personnel, ce qui fait surtout la force de la chaîne réside dans les vidéos nommées "French Food Porn". Dans cette petite émission culinaire d'une dizaine de minutes, Mathieu Pradalet, surnommé pour l'occasion Jean junior, vêtu comme un chef et arborant une moustache des plus envoûtante nous montre comment réaliser divers plats, tels que des petits bonhommes de pains d'épices, des cupcakes pur chocolat, ou encore un burger au foie gras. Si le résultat donne faim et envie d'essayer les recettes, la réalisation est diamétralement opposée. Sale, en dessous de la ceinture, parfois même noire, la préparation culinaire made in Studio Uha! n'est pas des plus ragoûtante, mais n'en reste pas moins drôle et par dessous tout originale. Sérieusement, une émission culinaire (je ne parle pas d'Un dîner presque parfait et compagnie) où un cuistot vous déballe une recette et l'effectue de la manière la plus sobre et la plus correcte possible, c'est vite pénible non ? Tandis qu'avec Studio Uha!, c'est fun, sympa, dérangé, et accrocheur. Je vous laisser juger par vous même avec le premier épisode de French Food Porn ici. 
A point.
   
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Pour finir cet article, un gros, gros, coup de coeur. Pas aussi gros que pour le Fossoyeur, mais pas loin quand même. Pas loin du tout. Alors voilà, Crossed, c'est une autre chronique dédiée au cinéma. Oui, encore, mais elle tire son épingle du jeu. D'abord, pour le concept. Cette chronique traite certes de films, mais de films adaptés de jeux vidéo, ou tout du moins, en rapport avec l'univers des jeux vidéo. Ensuite, pour la réalisation. C'est réellement très bien écrit, drôle, superbement monté, ça dure une petite dizaine de minutes (on en voudrait plus, mais au final c'est équilibré), les anecdotes sont amusantes et uniques, c'est bien filmé, interprété à merveille, et surtout, c'est intéressant. Chaque semaine, c'est pour moi un plaisir de retrouver Karim Debbache avec tous ses potes à l'humour communicatif. 
Sur ce, j'espère que l'article vous aura intéressé et donné envie de découvrir (si ce n'est pas déjà fait) ces quatre chroniqueurs de qualité que j'affectionne énormément, et je vous laisse avec le lien d'une des vidéos de Karim Debbache qui m'a le plus plu, sa critique de Silent Hill le film, à voir ici, voire , comme vous voulez. 
   

dimanche 30 septembre 2012

[Test] Bouclez une enquête avec panache avec Red Johnson's chronicles : One Against All

Un peu plus d’un an après la première aventure de Red Johnson, les français de Lexis Numérique nous offrent un nouveau Point & Click alliant action et aventure mettant en scène l’audacieux détective privé. Recherché par toutes les âmes mauvaises de la ville en quête de la prime mise sur sa tête, il se voit dans l’obligation de rester incognito pendant un moment. Mais quand une affaire personnelle surgit soudainement, Red Johnson n’a d’autres choix que de reprendre du service.

La suite sur Gamatomic 

Un petit jeu sympathique, avec des énigmes intelligentes et parfois bien prises de tête. Mais ça fait réfléchir, et l'ambiance est unique en son genre, donc les pointes d'agacement sont vite oubliées.

Je reviendrai très vite après cette interruption d'un mois pour un nouvel article :).

samedi 18 août 2012

[Jeux vidéo] Rage a de quoi mettre en rogne

L'autre jour à la fnac je me suis pris pour une poignée d'euros Rage dont j'avais reçu de bons échos contre quelques mauvais. Curieux depuis un certain temps de savoir ce qu'avait dans le ventre ce FPS issu du fruit du travail des créateurs de Doom et Quake, je me suis dis que l'occasion était venue de l'acquérir. Je savais relativement peu de choses à son sujet quand je l'ai acheté. Les seules informations que je possédais étaient que l'univers du titre prenait place dans un monde post-apocalyptique et que la fin du jeu avait été très critiquée. Autant dire que je me suis jeté dans l'inconnu donc. Cette semaine, je l'ai terminé au bout de dix heures à peine avec de nouvelles certitudes. Premièrement, je sais maintenant pourquoi la fin a été autant blâmée. Deuxièmement, je me demande bien pourquoi il n'y a que la fin qui soit désapprouvée, et pas le début ou encore l'aventure en elle même. Car croyez-moi, il y a de quoi.



En 2029, un immense astéroïde baptisé Apophis menace de s'écraser sur notre belle planète Terre. Toutes les tentatives pour éviter la catastrophe ayant échouées, les instances internationales mettent alors sur pied un plan de seconde chance : le projet Arche. Celui-ci consiste à l'enfouissement dans les entrailles de la planète de capsules au sein desquelles sont cryogénisés des êtres humains avec tout le nécéssaire pour survivre. Néanmoins, face à l'urgence et manquant de moyens, le nombre d'arches est limité et seuls quelques chanceux ont le privilège d'y être admis. 
Un peu plus d'un siècle s'est écoulé quand votre arche vous sort de votre sommeil suite à un problème technique. Unique survivant de cette capsule, vous titubez jusqu'à la sortie pour découvrir un paysage dévasté où des vestiges de votre civilisation émergent de la terre, à moitié détruits, telle une végétation métallique ayant pour faune des mutants incroyablement repoussants qui crapahutent comme des singes, et des êtres humains parmi lesquels ceux qui ne vous tireront pas dessus à vue sont rares. Le décor est planté : bienvenue dans le Wasteland ! 

Dès les premières secondes du jeu, lorsque l'on sort en titubant de l'arche et que le soleil nous ébloui, j'ai cru me tenir devant Fallout 3. Chose qui n'est pas vraiment de bonne augure, étant donné que j'ai laissé tomber ce dernier au bout de deux heures de jeu à peine, lassé comme jamais. Cependant, il n'est pas rare de dire que les premières impressions sont souvent trompeuses. Et après tout, je n'allais pas abandonner un jeu seulement sous prétexte qu'il m'avait fait penser à Fallout 3. Je décidais donc d'oublier cette pensée et continuais la campagne. 
Après une première altercation face à deux bandits à la mine patibulaire, vous rencontrez votre premier allié. Sur le moment, vous pensez qu'il est un phare dans la nuit de votre ignorance, tant les questions comme "C'est qui/quoi c'est mystérieuse 'Autorité' qui semble avoir instauré un pouvoir dictatorial ?" ou "Pourquoi on veut me kidnapper sitôt réveillé ?" se bousculent dans votre tête. Mais non, votre sauveur vous laisse dans l'incompréhension la plus totale et vous envoie à droite et à gauche pour effectuer des missions dont personnes ne veut. Drôle de façon de traiter ses invités non ?

     
Après un tel impact, c'est logique que le paysage soit aussi chaotique. Ce qui est illogique, c'est que le scénario le soit aussi.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le scénario ressemble étonnamment au paysage environnant. A savoir terne, lassant, désordonné et très décousu. L'aventure prend du temps à se mettre en place. Dès le départ, vous êtes envoyés ici et là pour plomber des bandits et des mutants à tout va, sans trop savoir pourquoi, ni comment les choses ont pu autant dégénérer. Vous êtes lâchés dans un monde à la fois hostile et original, mais sans nulle indication ou information. Tout ce que vous devez savoir, c'est appuyer sur la gâchette de l'arme qui vous est fournie. Point barre. Le reste, aux oubliettes. Pendant près de deux heures de jeu, vous êtes réduit à faire d'incessants allers-retours à bord de votre buggy sur une parcelle de terrain équivalent à 2km2 à tout casser. Un début laborieux donc, et malheureusement, cela ne s'arrange pas beaucoup plus par la suite.

Passé le cap du petit campement au début du jeu, vous débarquez enfin finalement dans une ville. Ici, votre terrain de jeu s'agrandit considérablement, même s'il n'est toujours pas vraiment folichon. Hélas, la même routine s'installe. Vous partez botter l'arrière train aux bandits et aux mutants inlassablement, sans discontinuer. Puis, un beau matin, vous entrez dans la resistance. Là, vous vous dîtes que cela peut devenir un tantinet plus intéréssant, que certaines réponses vont être apportées et que les choses sérieuses commencent ! Cependant, vous déchantez très vite en vous rendant compte que seuls les ennemis ont changé. Les bandits & cie ont laissé la place aux soldats de l'Autorité. Légèrement plus coriaces, mais pas trop hein, parce que faudrait pas non plus énerver le joueur en le sortant de son train-train quotidien de mec congelé du passé invincible qui fait mordre la poussière à quiconque lui pointe une arme dessus. Ainsi, encore et toujours, vous multipliez les missions creuses et insipides, avec parfois une part d'information à la clé. La fin quant à elle arrive comme un cheveu sur la soupe, totalement inattendue et laissant un goût désagréable dans la bouche.

     Quel est le point commun entre un mutant et un soldat de l'Autorité ? Aucun des deux n'offre de grande résistance et de challenge.

Le gameplay quant à lui sauve un petit peu la mise. Il vous est possible de créer une multitude d'objets, allant du bandage tout bête au carreau d'arbalète, tout en passant par une tourelle d'attaque diablement efficace. Construire des objets est donc simple, bien pensé et intéréssant. Toutefois, avant toute chose, il vous faut posséder les plans de construction. Et ces derniers ne s'acquièrent que lors d'une transaction ou d'une fouille des cadavres de vos ennemis. Ainsi, après chaque escarmouche, procéder à une fouille en règle de la pièce et des corps encore tout frais de ceux qui, quelques instants plus tôt, tentaient de vous abattre, est nécéssaire si vous désirer étoffer votre arsenal. Celui-ci est d'ailleurs plutôt honnête, même si les armes mises à votre disposition n'ont rien de transcendantes et se révèlent être somme toute relativement classique, certains affrontements au fusil à pompe ou à l'arbalète (pour ne citer qu'eux) ont de quoi ravir. Malencontreusement, ces moments sont beaucoup trop rares.

Autre point du gameplay : la conduite. Pour vous déplacer dans le Wasteland, vous avez besoin d'un véhicule. Buggy, quad, cuprino,...la liste n'est pas longue mais a le mérite d'être plutôt variée en fonction de ce que vous recherchez. Bien évidemment, étant donné que les bandits rôdent partout tels des vautours assoiffés de sang, armes et systèmes de défenses en tout genre vous sont indispensables si vous ne souhaitez pas avoir recours à la dépanneuse. Ainsi, mitraillettes, roquettes tête chercheuse, mines, boucliers, canon à énergie, turbo, et moult autres moyens de rouler en toute quiétude vous sont proposés. Les petites course-poursuites apportent régulièrement un vent de fraicheur et représentent de vrais moments de plaisirs. Mais ce type d'équipements ne se monnaye que contre des certificats de course. Or, vous récoltez ces derniers en détruisant pour le barman du coin des voitures ennemies, ou en participant aux courses locales. Parmi elles, vous avez le choix entre des conte la montre, des courses-roquettes (tout est dans le nom) ou encore des capture de position, où le premier à avoir passé un certain nombre de points de contrôle gagne. Autant vous prévenir tout de suite, toutes ces courses ne représentent aucune grande concurrence et s'avèrent être particulièrement rébarbatives au bout de quelques unes.

     
Sécuriser les routes en détruisant des véhicules bandits et remporter des courses vous permettent de gagner de l'argent et des certificats de courses.

Au final, Rage n'a pas grand chose pour lui. Un scénario éventé, voire quasi-inexistant, des affrontements dénués de défi, des graphismes pas très resplendissants, et un multi-joueur anecdotique sont les quatre piliers branlants qui soutiennent le titre. Le potentiel certain du jeu n'a hélas pas été exploité par l'équipe d'Id Software, à notre grand désarroi. Ainsi, Rage est un FPS médiocre avec une fin honteuse, laissant dans la bouche un arrière goût très prononcé de déception et de bâclage. Dommage.

Je suis content de ne pas l'avoir payé très cher, car sinon je l'aurais franchement regretté ! :)

mardi 31 juillet 2012

[Jeux vidéo] Max Payne s'offre un retour digne d'une Rockstar

Max Payne. A chaque fois que j'entends le nom de ce jeu d'action que je le lis, il résonne en moi. Tel un écho du passé. Et il en va de même pour pléthore de joueurs. Seulement voilà, pour moi c'est différent car voyez-vous, je n'ai jamais fais les deux premiers titres de cette franchise, étant beaucoup trop jeune pour ce genre de jeux à l'époque où ils sont sortis. Néanmoins, je me souviens de mon frère aîné, installé devant l'ordinateur, en train d'y jouer, moi le regardant de temps à autres lorsque ce n'était pas trop violent (quand bien même, je n'y comprenais rien de toute façon). Mais ce qui m'a marqué, ce qui a fait que ce nom, Max Payne, ait pu subsister au travers du temps dans mon esprit était l'engouement de mon frère pour ce jeu. Tout ce dont je me souviens, c'était qu'il l'avait adoré. Depuis, je m'étais fais comme promesse de découvrir cette série, qualifiée de mythique par moult personnes. Et c'est ce que j'ai fais en faisant Max Payne 3. 


Max Payne est le parangon même du type qui n'a plus rien à perdre, qui vit au jour le jour. Ex-flic new-yorkais, alcoolique endurci et défoncé aux antalgiques jusqu'à la racine des cheveux, Max Payne a des allures de poète maudit. Sa vie sentimentale, personnelle a tragiquement basculé du jour au lendemain quand deux voyous drogués ont brutalement assassiné sa femme et sa petite fille. Dévasté, le bonheur et la chance l'ont quitté à jamais pour laisser la place à la vengeance et l'acharnement. Pourtant, il réussit toutes les missions, aussi suicidaires puissent elles être, qu'il entreprend. D'un côté épave ambulante qui n'entraîne que chaos et désespoir sur son chemin, de l'autre homme d'action hors pair, artiste des armes qui survit là où un autre mieux luné aurait péri. La mort n'est pas prête à accueillir Max Payne, bien qu'elle l'accompagne où qu'il aille. Plus qu'atypique, Max Payne est donc de ces protagonistes qui nous présentent certains des versants les plus sombres de la vie. Et le vieux Max le fait à merveille, au détour d'un bon verre de rhum précédant une fusillades sanglantes ponctuée de shoots aux analgésiques. Jouissant d'une personnalité hors normes, Max Payne est un personnage marquant, que l'on n'oublie pas de sitôt, offrant une expérience de jeu unique en sa douce compagnie.

L'immersion se fait d'entrée de jeu. Dès les premières minutes, une information capitale nous est donnée : Max Payne 3 est un jeu d'actualité et réaliste au niveau de son scénario, rythmé par une narration irréprochable et savamment réalisée. Quelques instants plus tard, on peut déjà supposer une seconde chose (qui sera vérifiée tout au long de l'aventure) : Max Payne est un véritable aimant à emmerdes. Cet homme las, cette coquille vide qui s'efforce à s'auto-remplir d'alcool à longueur de journée, attire les pires embrouilles, les échauffourées les plus sanglantes comme il respire. C'est sa nature profonde depuis qu'il a tout perdu à New York. Et sa reconversion en garde du corps offrant ses services au plus offrant - chose qu'il aime appeler sa retraite"- à São Paulo ne vas pas y changer grand chose. Chargé de protéger la famille d'un riche magnat de l'immobilier, Rodrigo Branco, en compagnie de son collègue, Raul Passos, c'est sa dernière chance pour fuir son passé. Mais la situation dégénère et ce cher Maxou se retrouve seul dans les rues d'une ville étrangère, à la recherche de la vérité. Il va alors devoir se battre pour échapper à cette situation impossible, qui le caractérise à merveille.

    
Max Payne est de ces hommes à la mine patibulaire qui préfèrent d'abord tuer pour ensuite interroger tranquillement.

L'aventure, divisée en 14 chapitres, a de quoi occuper pendant une bonne dizaine d'heures, car le challenge est au rendez-vous, même en mode normal. Certains chapitres se présentent sous la forme de flashbacks, nous aidant à comprendre comment ce bon vieux Max a finit par quitter les rues sombres et les bars crasseux de New-York pour poser ses maigres valises à São Paulo et écumer les boîtes de nuits branchées de cette ville aussi ensoleillée que corrompue. Ces flashbacks interviennent généralement lors des quelques moments de lucidité de Max où, légèrement moins bourré, il se rend compte de l'ampleur d'évènements longtemps après qu'ils se soient déroulés. Ceci étant, notre bonhomme est honnête avec lui même quand il dit par exemple "Je ne suis pas au bord du gouffre. Je suis déjà au fond." et décide de se reprendre en main. On observe ainsi une évolution du personnage, habilement menée, car elle se fait progressivement, par à coups, lui permettant de ne pas arriver brusquement et de manière imprévisible tel un cheveu sur la soupe. 

Max Payne 3 est un jeu intelligent. Intelligent car dans les moments où vous pouvez être en difficulté et où vous ne cessez de mourir, le jeu s'adapte à votre niveau présent et vous donne de quoi surpasser cet instant pour pouvoir souffler un peu. Cela se présente de manière générale par un renflouement de votre réserve de médicaments. Subtil et bien pensé, ce stratagème démontre que Max Payne 3 n'est pas un jeu qui vous prend par la main. A cela s'ajoute une IA compétente qui vous mène la vie dure. Le mode de jeu "Minute New-Yorkaise", consistant à refaire les chapitres avec un compte à rebours d'une minute (chaque ennemis tués redonne quelques secondes) est un cadeau de plus pour les amateurs de défi et de challenge car pour y arriver, il faut se surpasser. D'autant plus que quand les chapitres sont un peu longs, l'erreur est à prohiber car en cas de mort, c'est retour à la case départ. Seuls ceux qui se montreront aussi acharné et suicidaire que Max y arriveront à bout.

    
Mélancolique et rongé par le chagrin, Max Payne noie son désespoir dans l'alcool, les analgésiques et le sang des malfrats qu'il descend.

L'âme perdue qu'est Max Payne nous entraîne dans une véritable descente aux enfers au coeur de São Paulo, théâtre de complots, de rivalités, de vengeances et d'atrocités en tout genre. Une narration géniale, des dialogues recherchés, une ambiance sombre et un scénario réaliste ponctué de moult péripéties et de rebondissements digne d'un grand polar sont les maîtres mots de ce TPS de Rockstar. Quant au personnage de Max Payne, désespéré, anéanti, aux allures de poète maudit vivant au jour le jour, attendant que la mort vienne le cueillir, c'est la force du titre. Son âme. Sa clef de voûte. Doté de solides arguments, Max Payne 3 est un jeu qui en a dans le ventre et qui a de quoi conquérir les foules. Un de mes jeux de l'année, c'est indéniable.


lundi 18 juin 2012

[Jeux vidéo] Resistance 3, le revers de la médaille

Resistance 2, un des mes premiers jeux sur ps3, m'avait laissé une assez forte impression. De ce fait, je me devais de faire le troisième opus qui s'annonçait aux vues des trailers (notamment celui-ci) plutôt mâture et finement réalisé. C'est ainsi qu'à noël dernier, je l'ai offert à mon frère, pour ensuite le faire intégralement en coopération avec lui. Je me souviens avoir d'une part ressenti une légère pointe de déception car je dois dire que je m'attendais à un peu mieux, et d'autres part du contentement étant donné que nous nous étions bien amusés dessus. 
Vous vous demandez sûrement peut-être pourquoi je ne vous parle de Resistance 3 que maintenant, alors que j'aurais logiquement dû le faire il y a déjà six mois ? La réponse est toute simple : la semaine dernière j'y ai rejoué (tout seul cette-fois ci néanmoins) et, comment dire... ? Mon opinion aujourd'hui est diamétralement opposée à celle d'il y a quelques mois. Ainsi, je vous propose un test de Resistance 3 où j'évoquerai mes deux points de vues assez différents.



A deux c'est rigolo...

Si le scénario de Resistance 3 en lui même n'est pas forcément transcendent, je conserve malgré de tout de bons souvenirs de la campagne que j'avais faite en coopération avec mon frère. Effectivement, je me rappelle que par moments nous en avions bien bavé, ce qui nous obligeait à élaborer certains plans d'attaques à l'instar de "Bon, y'en a marre de ces chimères à la noix, on fonce dans l'tas à trois, deux, un, Géronimoooooo !" ou alors "Tu vas à gauche, moi à droite et on leur rend la monnaie de leur pièce à ces  saletés de bestioles !". Fins stratèges que nous étions, nous finissions toujours au bout d'un certain temps à nous débarrasser de toutes les Chimères, même si, dans le feu de l'action, nous y allions un peu trop au feeling. De ce fait, il était récurrent que l'un de nous trépasse, l'autre devant alors courir et prendre son courage à deux mains pour aller le réanimer, malgré les attaques de l'ennemi. 

Quoiqu'il en soit, même si nous sommes mort un nombre incalculable de fois durant cette partie, le fun et le plaisir étaient là. Et c'est ça l'essentiel. Parfois, une légère touche de stress venait également ponctuer le jeu, à l'image de la toute dernière mission, dans la toute dernière salle. Si mes souvenirs sont corrects, c'était un des moments où nous n'avons eu pas trop de mal à nous en échapper. Cependant, ce fut pour moi un des instants les plus stressants du jeu. Tout simplement parce que la salle était sens dessus-dessous. Les tirs fusaient de partout, les ennemis étaient légions. Au moment où nous avions compris ce qu'il fallait faire et que nous nous organisions un tant soit peu, les chimères arrivaient inlassablement par dizaines. Les balles sortaient à toutes vitesse de nos armes, la jauge de vie diminuait à vue d'oeil. Les munitions se faisaient rares, l'intensité du combat ne faisait que décupler. Alors que tout semblait perdu, alors que nous croyions périr encore une fois et devoir recommencer ce combat acharné, une explosion survient. Les chimères disparaissent, annihilées. Une vague de soulagement nous traverse : nous avions fini le jeu. 

Mon ressenti après avoir fini une première fois Resistance 3 tenait en deux mot : sympathique mais...
Sympathique grâce à son mode coopération, à ses armes recherchées et jouissives et à ses missions aussi variées que difficiles (à deux joueurs il y a deux fois plus d'ennemis qu'en solo). Le "mais..." signifie que malgré tout, j'attendais plus de ce jeu. Et surtout, j'étais dégoûté du fait qu'il possède un code à usage unique pour le mode multijoueur. Mais bon, on ne peut pas tout avoir non plus dans la vie et au final, Resistance 3 m'avait laissé un bon, voire très bon souvenir. Hélas, je ne peux pas en dire autant vis à vis de mon second avis qui date de la semaine dernière.

    
En coopération, l'imposante chimère de droite semble avoir une nette préférence pour celui qui a le moins de vie. Normal.

...tout seul ça l'est moins

C'est donc avec ces souvenirs positifs en tête que j'ai recommencé six mois plus  tard (soit il y a deux semaines environ) Resistance 3. Au début, pas de problème, le plaisir de renouer avec ces tendres et amicales chimères est au rendez-vous. Seulement, les premiers signes d'ennui et de monotonie sont apparus vers le milieu du jeu. Les moments où mon frère et moi avions peiné à nous débarrasser de nos ennemis avaient perdu toute leur saveur de par la totale absence de défi ou de challenge. Il n'y a pas de place pour une quelconque stratégie montée à la va-vite ou pour une entraide quand vous jouez en mode solo à la campagne de Resistance 3. Vous êtes seul, et pourtant, il ne vous suffit qu'à foncer dans le tas, à tirer balle après balle sans relâche jusqu'à que tous les ennemis soient à terre. 
Amusant au début. Lassant à la fin.


Au final, c'est toujours le même refrain. Même les armes aussi nombreuses que recherchées sont ineficaces face à l'ennui qui gagne inlassablement du terrain, mission après mission, combat après combat, balle après balle. Toutefois, je le concède, j'espérais secrètement qu'à la toute dernière mission (évoquée plus haut) une vague de sensations me submerge et nettoie la rive de mon ennui pour laisser place à celle du plaisir. Mais que nenni. Je l'ai traversé sans presque aucune difficulté. Rien de ce que je n'avais ressenti six mois auparavant n'était présent mis à part le soulagement. Seulement, ce dernier est ici à connotation plutôt négative étant donné qu'il exprime mon contentement d'avoir enfin fini ce jeu répétitif et moyennement intéréssant. 

    
Deux bons, voire très bons, moments de la campagne. Comme quoi, même en jouant tout seul, tout n'est pas ennuyeux !

Conclusion

En fin de compte, je conserverai deux visions de Resistance 3 : la première, franchement plaisante et mémorable grâce à un mode coopération aussi bien pensé que jouissif ; et la seconde, mi-figue mi-raisin en raison de la monotonie qui allait crescendo. En tout cas, à mon humble avis, Resistance 3 est un jeu à faire en coopération. C'est comme cela que l'expérience de jeu peut être poussée à son paroxysme, et pas autrement. 
Ainsi, malgré ses efforts, Resistance 3 est moins bon selon moi que son aîné au niveau du scénario mais aussi au niveau du plaisir que l'on en retire. Cependant, il faut reconnaître que le troisième volet de la saga d'Insomniac Games en met plein la vue avec ses cinématiques soignées et finement orchestrées.
Pour conclure ce premier article sur les jeux vidéo, si l'envie vous prend de jouer un jour à Resistance 3, un conseil : faîtes-le avec quelqu'un, l'expérience de jeu en sera indubitablement meilleure, croyez-moi !